– Votre première pensée le matin?

– Stéphane Diagana: Par quoi vais-je commencer?!

– « Nous avons tous eu un retour à faire, dans une carrière sportive, professionnelle ou dans notre vie personnelle… » Quel à été votre retour le plus marquant?

 

– S.D: L’année 1997 du titre de Champion du Monde à Athènes après avoir connu la pire en 1996: blessure avant les JO d’Atlanta alors que c’est sans doute l’année où j’avais le plus de chances de pouvoir devenir champion olympique compte tenu de mes résultats de 1995 (record d’Europe, meilleure performance mondiale et 3ème aux Championnats du Monde).

– Revenir plus fort, c’est possible?

 

– S.D: Oui, c’est possible. L’année 1996, m’a permis de réaliser que je n’avais finalement pas l’éternité devant moi pour aller chercher un titre majeur et qu’à la prochaine occasion je devais être plus exigeant avec moimême et rigoureux que jamais. Ce que j’ai été je pense en 1997.

– Vous souvenez-vous d’un moment difficile en particulier?

– S.D: Oui, le jour où j’ai décidé d’arrêter ma carrière. C’était le bon moment, avant les JO de 2004 sur blessure. 35 ans et plus d’opportunité d’aller chercher un titre olympique, le seul qui me manquait. J’aurais sans doute été trop âgé pour les JO de 2008. J’avais donc décidé d’arrêter ma carrière en 2004 quoiqu’il arrive dès janvier de cette même année.

– Ce qui vous pousse à avancer chaque jour? Ce qui maintient le cap? – S.D: Des projets qui font sens pour moi et le plaisir de bâtir, changer, apprendre… bref tout sauf la routine qui m’étoufferait !

– Votre définition du «retour» et/ou de la «résilience»?

– Pas de définition, mais sans doute le témoin d’une aptitude à combiner deux attitudes antinomiques a priori: savoir accepter les faits et refuser qu’ils semblent en toute logique imposés.

– Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui vivrons un moment difficile?

– Avoir toujours conscience que la difficulté est aussi source de développement personnel. La blessure… Je cherchais bien-sûr à l’éviter, mais lorsqu’elle frappait à ma porte, je la considérais comme un autre challenge auquel de toutes façons mes concurrents auraient aussi à faire face un jour. Il me fallait donc être meilleur qu’eux sur ce «terrain de compétition» et ne pas jeter l’éponge là ou d’autres la jetteraient. En étant fort sur ce terrain, je suis sûr que je suis passé devant des adversaires plus doués pour le 400m haies, mais moins doués pour faire face à ces moments qui jalonnent la quête de l’excellence…

Ajouter un commentaire

Laisser une réponse

Inscrivez-vous et recevez nos actualités!




Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account